LA FORET DE POESIE
Un lieu de faible fréquentation à haute résonance
En 2001, le conteur et pédagogue Eric Derrien s’installait en forêt du Champval. Commençait alors une aventure entre nature et culture….
Un chemin de poésie
Les promeneurs qui profitent d’une après-midi ensoleillée pour se dégourdir les jambes et l’âme sur les sentiers du Champval découvrent, au détour du chemin, une sculpture réalisée dans un tronc de chataigner, puis une autre, et encore une….et les plus curieux peuvent s’arrêter lire le célèbre discours du Chef Seattle …. Notre objectif est de proposer une véritable promenade poétique permettant de faire découvrir haïkus, poèmes et proverbes en rapport avec la terre et la forêt. Ainsi, le promeneur sera invité à réveiller son regard sur les merveilles qui nous entourent.
Des balades contées
Traversant la France de Lille à Monaco à longueur d’années pour y disséminer ses histoires, le conteur Eric Derrien voulu aussi les offrir à domicile, en cette charmante forêt pour laquelle il œuvre depuis dix ans. La rencontre avec Catherine Cairn, formatrice à l’interprétation du patrimoine pour l’ONF fut l’étincelle qui manquait. A l’automne 2008, les premières balades contée de la «forêt des fées » voient le jour…. Par le biais de courtes histoires, faire sentir au public ce que l’on pourrait nommer « l’esprit des lieux ». Destinées à lier artistique, pédagogie, sensibilisation à l’environnement et éducation citoyenne, des promenades contées sont proposées aux enfants, adultes et groupes.
Des actions éducatives
Fortement impliqué dans les problématiques d’éducation populaire, Eric Derrien, depuis son arrivée, a développé plusieurs actions éducatives sur le site du Champval : acrobatie , massage Nua Bod Ran, découverte des arts du cirque, trapèze volant , vendanges et jus de raisin avec les enfants de St Paul le Jeune et de Banne …
Une conviction nous pousse à réaliser ces actions, que l’on pourrait résumer par la phrase de Victor Hugo : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ».
En 2001, sur les fonds du Champval, des centaines de pins tombés lors de la tempête de 1999 offraient un paysage de désolation, vergers retournés à la ronce côtoyaient arbres déracinés. Manches retroussées et sueurs versées entamèrent la longue marche vers le retour à une forêt en bonne santé. En dix ans, le paysage fut transformé : des centaines de stère de bois morts nettoyés, des prés recréés grâce à la présence de chevaux durant quatre années, des coupe-feu, des abords de piste sécurisés vis-à-vis du risque d’incendie, des vergers débroussaillés….
Un chemin entamé donc, mais un chemin à continuer aux cotés des amoureux du Champval qui prennent soin de nos bois et entretiennent vergers, potagers et châtaigneraies, un long chemin sans fin pour revenir à une harmonie entre forêt, hommes, arbres et sauvagine.
« Les anciens savent et les jeunes apprennent » :
Fort de ce dicton, se développe un travail en commun avec un ancien, un sage dit-on au pays des contes, pour soigner son verger : vendanges, olives, tailles, accès des eaux etc.…..
Ce travail impliquant de façon ponctuelle des jeunes du village, des adultes de la région et des étudiant du monde entier : Congo, Guatemala, Turquie. Ainsi nous amèneront peu à peu à se retisser le lien intergénérationnelle qui seul peut nous permettre de rester en contact avec les savoirs d’hier afin d’avancer vers un demain serein et riche des enseignements des anciens.
Un lieu de ressource
A terme, notre objectif est aussi de pouvoir accueillir sur des laps de temps courts, environ une semaine, des artistes et chercheurs avec lesquels nous sommes en contact afin de leur offrir la chance de se ressourcer, d’écrire, de penser à l’ombre de nos arbres, avant de retourner répandre leurs paroles et savoirs autours de l’hexagone. Car si nous savons que la vie est parfois trépidante pour ces passionnés qui sillonnent nos routes, théâtres et universités ; nous savons aussi que le rude labeur de penser nécessite des temps de pause et de réflexion et que le Champval est en mesure d’offrir. Ainsi nos bois, tout en restant des lieux de très faible fréquentation, auront une grande force de résonance.
Petits mots
‘Le Projet de forêt poésie’ c’est la conjugaison de la Nature et de lart. C’est ainsi que l’inspiration, en contact de la Nature, devient une note musicale et l’oeuvre une future mélodie pour que le tout donne une symphonie visuelle. En bref, cette conjugaison n’est rien d’autre qu’une musique visuelle.’ A bientôt : Majid, calligraphe
bonjour Eric,
j’espère que ton projet arrivera à ses fins. Que te dire :
Amoureuse des forêts je le suis très profondément, je soutiens très fortement ton projet de forêt de la poésie car si j’aime la forêt c’est grace à ces boisou plutôt serres de la commune de Banne où j’ai passé toutes les vacances de mon enfance.
La forêt, ça se respire car elle exhale des milliers de parfums, ça s’écoute car elle t’offre une symphonie de sons apaisants (le bruit du vent dans les branchages, l’eau qui ruisselle, le clapotis des marres, les chants des oiseaux, le grignotage des petits rongeurs, etc), il ne faut pas parler en forêt il ne faut que l’écouter, la forêt c’est la vie, le temps qui passe avec les saisons, les rencontres avec la faune et la flore, c’est aussi les couleurs (des verts printaniers au bruns automnaux, des vert-gris des lichens et que dire du vert doux des mousses au creux d’un rocher. La forêt c’est la créativité, quel enfant au Mazel n’a pas fait des vêtements en feuilles de châtaigniers, des barrages sur les ruisseaux, des personnages avec les châtaignes ? et le soir à la veillée, les « vieux » du Mazel, nous ont raconté des histoires de la forêt.
Mes plus beaux moments en forêts sur le plateau du Mazel à Bannes, c’est lorsque nous étions couchés sur des mousses vertes regardant le ciel bleu au travers des arbres et les soirs d’été, la nuit venue, un berger à la voix rocailleuse nous emportait dans le monde des étoiles et nous racontait l’histoire de l’étoile du berger. Notre statut de bipède nous pousse à voir la forêt d’en haut, mais la voir d’en bas c’est une autre vision de la forêt…..
J’espère que ta forêt de la poésie offrira à tous les visiteurs tous les bonheurs que j’ai rencontré et rencontre encore en forêt.
Brigitte Martinez
Salut Eric,
je suis ravie d’entendre de ton projet de foret poétique. En effet, ce lieux est déjà naturellement une « oasis ardéchois » pour ce ressourcer, avec un thé offert de l’habitant au fin fond de cette forêt…..depuis longtemps…..l’artiste que je suis, avec une tête remplie de souvent trop de choses, je viendrais avec un grand plaisir pour F a i r e avec toi et ceux qui seront là…..il suffit de demander!!! J’espère que tu vas très bien, je t’embrasse bien fort, et j’espère à bientôt.
Kathrin
Par ailleurs, j’ai rencontré Eric Derrien lors d’une formation sur l’Interprétation des patrimoines,
le 10 décembre 2008, chez lui en forêt de Champval à St Paul le Jeune (07).
Son intervention sur le conte entre nature et imaginaire, sur site, a été remarquable et très appréciée
par l’ensemble des participants.
Eric Derrien nous a fait part de son projet de centre de ressource et d’accueil autour
de l’écotourisme et du conte.
Certainement une personne a rencontrer lors de votre diagnostic Ecotourisme en Ardèche.
Cordialement, –Roland Dutel, Responsable Accueil du Public – Loisirs Nature Agence ONF Drôme-Ardèche, Référent Technique ONF Rhône-Alpes
Bonjour
En tant que conteuse professionnelle tournant de manière nationale et internationale depuis plus de trente ans et pratiquant des formations pratiques à l’art du conte par des stages en immersion dans la nature, je me sens vivement intéressée et appuie donc le projet de forêt-poésie, espace culture-nature appelé à devenir une ballade poétique, un lieu de ressourcement pour artistes et penseurs, un lieu d’éducation artistique et environnementale pour les enfants, ainsi que le pied à terre des actions des associations Heyoka, des Editions du petit Bois et du conteur Eric Derrien.
Le projet marie avec bonheur l’espace poétique et la pédagogie, privilégiant la découverte , le sentiment de liberté, et l’ouverture de l’imaginaire.
La relation nature/culture par le biais des symboles des contes est extrêmement riche ; la relation à la nature touche l’intime de l’être et peut s’inscrire, pour le visiteur, de manière profonde, servant de référence à quelque chose de bon et simple dont la jeunesse mais aussi les adultes ont besoin aujourd’hui.
La création d’un tel lieu permettrait des collaborations fructueuses, ainsi que la naissance de synergies servant des publics différents et demandeurs.
En vous priant d’agréer, Monsieur, Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Catherine Zarcate


